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paradis fiscaux

Merci à Denis Clerc et à son blog

Quand le sieur Pécresse explique : Pour lui, paradis fiscal « est une exception à préserver. Il joue un rôle agaçant mais stimulant, d’aiguillon, venant sans cesse rappeler le pouvoir d’attraction des économies faiblement taxées. (…) La vertu du paradis est de rappeler qu’il existe, non loin de lui, un enfer. » Une vertu pédagogique, donc : celle de rappeler que nous autres, Français résidents en France, vivons dans un enfer, dont les taux d’imposition sont « désormais, quasi-confiscatoires sur les hauts revenus. » Je ne dirai rien sur cet éloge surprenant du paradis, lieu d’élection et récompense des justes, sinon pour indiquer que, à mon avis, Jean-Francis Pécresse a du oublier son catéchisme, car, dans l’Evangile, les justes, ce sont plutôt les pauvres, ou ceux qui ont donné à manger à ceux qui avaient faim. Mais, là, je m’écarte.

Comme la Mathilde de la chanson de Jacques Brel, Jean-Francis Pécresse est revenu. Du fait de sa récente nomination (en octobre dernier) comme directeur de la rédaction de Radio-Classique (filiale du quotidien Les Echos), je me désolais un peu de devoir désormais passer mes nerfs sur d’autres « économistes » qui confondent bien commun et enrichissement, justice et économie de marché, éthique et finance. Heureusement, il n’en manque pas, mais j’avais un attachement particulier à Jean-Francis Pécresse, tant, dans ce domaine, il était – à mes yeux -, attachant, franc du collier et décomplexé. Sa défense des riches était touchante, il la menait par conviction (je n’ose dire par éthique), et pas seulement par désir d’ascension sociale, puisque, sur ce point, il a presque atteint le sommet : il ne lui reste plus guère qu’à remplacer Francis Morel ou Henri Gibier (respectivement directeur et directeur de la rédaction du quotidien Les Echos), ou à succéder au regretté Erik Izraelewicz au Monde (mais, là, ce sera plus difficile).

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Nouvelles

SNC-Lavalin: une purge et ça presse

Depuis février dernier, le mystère ne cesse de s'épaissir chez SNC-Lavalin. Et l'arrestation hier de l'ex-PDG Pierre Duhaime tend à confirmer que les paiements douteux réalisés par la firme d'ingénierie n'ont pas seulement servi à décrocher des contrats dans le Proche-Orient, mais à obtenir aussi le lucratif mandat de construction du Centre universitaire de santé McGill (CUSM).

Le mystère ne fait que se confirmer depuis que SNC-Lavalin a découvert l'existence de paiements douteux de 56 millions de dollars dans sa filiale de construction au Proche-Orient, ce qui a forcé la démission du PDG Pierre Duhaime en mars dernier - avec une généreuse indemnité de départ de 5 millions - et l'arrestation un mois plus tard, en Suisse, du vice-président, Riadh Ben Aïssa.

Il y a quelques semaines, La Presse a révélé que l'escouade Marteau aurait aussi découvert l'existence de versements frauduleux totalisant 22 millions qu'aurait faits SNC-Lavalin en vue d'obtenir le contrat de supervision de la construction du CUSM.

La fin de semaine dernière, on a appris que la police suisse enquêtait maintenant sur des paiements douteux totalisant 139 millions qu'aurait réalisés Ben Aïssa alors qu'il était directeur de l'exploitation de SNC-Lavalin pour le Proche-Orient, mais également responsable des activités globales de construction pour l'ensemble du groupe d'ingénierie.

Et hier, coup de théâtre, l'ex-PDG Pierre Duhaime a été arrêté à son domicile par l'Unité permanente anticorruption qui l'accuse de complot pour fraude, fraude et usage de faux pour le contrat du CUSM, comme l'avait dévoilé La Presse il y a deux mois.

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