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Qu'est-ce que la corruption ?

La corruption est la perversion ou le détournement d'un processus ou d'une interaction avec une ou plusieurs personnes dans le dessein, pour le corrupteur, d'obtenir des avantages ou des prérogatives particulières ou, pour le corrompu, d'obtenir une rétribution en échange de sa bienveillance. Elle conduit en général à l'enrichissement personnel du corrompu ou à l'enrichissement de l'organisation corruptrice (groupe mafieux, entreprise, club, etc.). C'est une pratique qui peut-être tenue pour illicite selon le domaine considéré (commerce, affaires, politique...).

Elle peut concerner toute personne bénéficiant d'un pouvoir de décision, que ce soit une personnalité politique, un fonctionnaire, un cadre d'une entreprise privée, un médecin, un arbitre ou un sportif, un syndicaliste ou l'organisation à laquelle ils appartiennent.

La corruption est subjective mais elle transgresse toujours la frontière du droit et de la morale. En effet, on peut distinguer la corruption active de la corruption passive ; la corruption active consiste à proposer de l'argent ou un service à une personne qui détient un pouvoir en échange d'un avantage indu ; la corruption passive consiste à accepter cet argent.

Un exemple classique est celui d'un homme politique qui reçoit de l'argent à titre personnel ou pour son parti de la part d'une entreprise de travaux public et en retour lui attribue un marché public. L'homme politique pourrait être accusé de corruption passive : il a reçu de l'argent, alors que l'entreprise peut, elle, être accusée de corruption active. En revanche, si cet homme politique dirige une association ou une fondation d'entreprise, le versement d'argent sera considéré soit comme de la "corruption indirecte", soit comme une "participation complémentaire" par les autres. (Wikipedia)

 

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Nouvelles

Carmaux. 120 ans de mairie socialiste : restaurons la démocratie locale


De g à d,S.Entraygues,R.Crespo et T.San Andrès invitent au débat.

Demain mardi 15 mai, le syndicat des mineurs CGT et l'association départementale des élus communistes et républicains (ADECR 81), invitent la population à une rencontre sur le thème «Restaurons la démocratie locale».

Alors que ce même mardi 15 mai François Hollande sera officiellement intronisé Président de la République, on commémorera à Carmaux le 120e anniversaire de l'élection de Jean-Baptiste Calvignac, premier maire socialiste de la cité minière élu le 15 mai 1892.

Fils de mineur, ajusteur, Jean-Baptiste Calvignac entrait à 19 ans à la société des mines de Carmaux, dirigée par le baron Reille, patron de la droite Tarnaise, et son gendre Ludovic de Solages, député depuis 1889.

Se lançant très vite dans l'action politique et syndicale, notamment pour défendre la sécurité au travail, Calvignac devint secrétaire du syndicat des ouvriers mineurs, puis conseiller municipal et maire, une élection qui mettait un terme au pouvoir à sens unique qu'exerçait alors De Solages sur la municipalité.

Son licenciement, sous prétexte de ses absences imposées par l'exercice de son mandat d'élu, entraînera un vaste mouvement de grève, qui durera du 16 août au 3 novembre 1892, suivi par 3000 mineurs.

Jean-Jaurès soutient cette grève dans de nombreux articles écrits dans La Dépêche.

Le maire est alors réintégré, provoquant la démission du marquis de Solages de son poste de député.

Jean-Jaurès sera quant à lui élu à cette fonction le 8 janvier 1893.

Mardi 15 mai sera donc à la fois l'occasion de commémorer ce 120e anniversaire et d'échanger sur les enjeux de la démocratie locale, de débattre, à la veille des législatives, sur l'avenir de la loi portant réforme des collectivités territoriales: «L'abrogation de la réforme et des états généraux pour une réforme démocratique des collectivités motivent cette invitation», explique Robert Crespo, adjoint à la culture (Communiste et Républicain) de Carmaux, en présence de Serge Entraygues, conseiller général (CR), et de Thierry San Andrès, maire (CR) de Saint-Benoît de Carmaux.

Mardi 15 mai à 10h30,chambre syndicale des ouvriers mineurs,22, rue Victore Hugo à Carmaux,Avec Roland Foissac, vice président du Conseil Général et président de l'ADECR.

 

source : http://www.ladepeche.fr/article/2012/05/14/1352556-carmaux-120-ans-de-mairie-socialiste.html