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Nous ne sommes plus en démocratie

Nous ne sommes plus en démocratie : c’est un régime spécial avec stade ultime où la confusion des intérêts est la règle. C’est ce que les USA appellent de la ploutocratie. “Dès que l’on met un qualificatif derrière le mot République, il faut s’inquiéter. Soit on est fort sur les principes, soit on les aménage…”, Séverine Tessier le dira en fin d’entretien : “On ne va pas se mentir, on n’est plus en démocratie”.

 

Séverine Tessier, porte-parole d'Anticor, cite dès le début l’attribution des jeux en ligne aux amis du président, présents lors du fameux diner de partage du Fouquet’s et déjà bien occupés en terme de contrats avec l’état… Et qui ne payent pas le même taux d’impôts que les PME : 8% en moyenne contre 30% pour les PME.

Elle cite aussi le cas de téléperformance qui obtient des contrats avec l’état ( service des impôts)

Un chiffre qui montre que le discours de l’UMP sur la lutte contre la fraude fiscale est grotesque et qu’on prend les gens pour des cons : 15000 agents du fisc en moins depuis 2002 ( cf les échos) : là on peut le dire, Woerth ment, il ment comme il respire et ce sujet de la fraude fiscale n’est pas du tout traité comme il se doit par la gauche (hormis peut être Peillon quand il parle de révolution fiscale, et Royal quand elle parle de l’injustice fiscale).

Autre point abordé : c’est tout d’abord le cumul des fonctions, donc des jobs qui est le plus dangereux. Par ce qu’il permet le mélange des genres, et surtout met dans les mains d’un seul élu (souvent avec un seul mandat) jusqu’à 15 fonctions. Je connaissait le chiffre de 7 jobs pour un élu PS du Nord, il semble donc qu’il y ait pire. Ces surhommes méritent un traitement particulier.

La corruption c’est aussi ces lois qui se font contre l’intérêt général mais sont dédiées à des groupes très restreint. Cette notion d’intérêt général et de bien public est importante. Ayez toujours ça en ligne de mire, tout ce qui ne défend pas l’intérêt général et le bien de tous est contraire à l’esprit de notre nation.

Demandez vous alors pourquoi on doit à l’UMP le droit aux lobbies de circuler dans l’assemblée nationale avec des badges dédiés ? Et que dans le même temps la parole citoyenne est absente des médias mainstream ou alors tellement caricaturée ?

 

Séverine Tessier nous cite une étude cevipof sur la corruption , qui montre un certain niveau de fatalisme. Elle précisera que le lien entre la corruption locale et les mécanismes globaux sont simples à faire : il suffit de parler de l’eau ou de certains services. Elle nous le dira, les biens publics ne doivent pas être transformés en marchandise : l’eau en est un.

Sur le troll du tous pourris , elle rappelle un fait historique: le Front populaire de 1936 est né en réponse à une classe politique corrompue. Soit l’exact contraire de l’axiome qui explique que la corruption conduit à une poussée de l’extrême droite. En fait c’est la lâcheté de la gauche parlementaire sur ce point qui est problématique.

Localement, le sentiment d’injustice liée à la corruption est fort , plus fort que ce que les médias observent (ou pas), ces ruptures d’égalités sont violentes.

En fouillant bien on trouvera des ouvrages écrits par une plume de Bercy “les discrètes vertus de la corruption” Tout ça par ce que certains vont vous expliquer qu’on peut réguler la corruption, de préférence auto-réguler et qu’on va ainsi obtenir plus de rentrées fiscales. Comme si les USA avaient demandé dans les années 30 aux comptables d”Al Capone de ré-écrire leur code fiscal.

Comment contrôler ça ? Séverine Tessier propose un contrôle citoyen et explique que ce n’est pas populiste au contraire. On parle là de contre-pouvoirs indépendants a tout niveau. Et donc de démocratie participative. Ça doit vous rappeler quelque chose.

Ne vous étonnez donc pas si elle est partisane d’une 6e République avec Taubira et Montebourg. Un système plus collaboratif avec contre-pouvoirs efficaces. Espérons que le projet socialiste de 2012 – 2017 soit en avance dans ce domaine. Vu la bande maléfique à l’œuvre rue de Solférino j’ai de gros doutes.

Comment lutter contre les paradis fiscaux et la corruption ?

Sa réponse étonne: l’action locale est primordiale, cela a été prouvé lors des régionales : refus de travailler avec les paradis fiscaux . J’ai objecté qu’il s’agissait de la liste OCDE , et que donc Hong-Kong ou le Delaware, les iles anglo-normandes n’en sont pas. On pourrait parler du régime de l’Impôt sur les société en Irlande ou aux Pays bas. Mais c’est un premier débat, a quand un mouvement citoyen qui réclame la fin réelle de la collaboration avec ces profiteurs qui ne payent pas beaucoup d’impôts et viennent nous donner des leçons alors qu’ils ont le cul pourri ?

Séverine Tessier dénonce le G20 illégitime car trop restreint. Dont en plus les résultats sont en papier mâché.

Il faudrait plus de contrôles par les chambres des comptes régionaux, que l’UMP envisage de réduire ! Tout cela a été l’objet d’une grève suivie par 80% des magistrats en novembre 2009: vous en avez entendu parler ? Il y a fort à parier que certains de nos 22 présidents de région se satisferont discrètement du coup de rasoir UMP.

Il faudra mettre les lobbies hors du parlement national. Par ce que dans ce domaine ces sont les plus gros qui gagnent: les lobbies citoyens n’ont pas les mêmes moyens logistiques, les mêmes budgets.

Autre problème : Nous avons une vision inverse de la corruption, les médias mettent l’accent sur les corrompus alors que le corrupteur va en général engranger encore plus de fric ou de pouvoir volé via son délit. Les entreprises corrompent en silence, et c’est le corrompu qui paye.

 

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Nouvelles

Carmaux. 120 ans de mairie socialiste : restaurons la démocratie locale


De g à d,S.Entraygues,R.Crespo et T.San Andrès invitent au débat.

Demain mardi 15 mai, le syndicat des mineurs CGT et l'association départementale des élus communistes et républicains (ADECR 81), invitent la population à une rencontre sur le thème «Restaurons la démocratie locale».

Alors que ce même mardi 15 mai François Hollande sera officiellement intronisé Président de la République, on commémorera à Carmaux le 120e anniversaire de l'élection de Jean-Baptiste Calvignac, premier maire socialiste de la cité minière élu le 15 mai 1892.

Fils de mineur, ajusteur, Jean-Baptiste Calvignac entrait à 19 ans à la société des mines de Carmaux, dirigée par le baron Reille, patron de la droite Tarnaise, et son gendre Ludovic de Solages, député depuis 1889.

Se lançant très vite dans l'action politique et syndicale, notamment pour défendre la sécurité au travail, Calvignac devint secrétaire du syndicat des ouvriers mineurs, puis conseiller municipal et maire, une élection qui mettait un terme au pouvoir à sens unique qu'exerçait alors De Solages sur la municipalité.

Son licenciement, sous prétexte de ses absences imposées par l'exercice de son mandat d'élu, entraînera un vaste mouvement de grève, qui durera du 16 août au 3 novembre 1892, suivi par 3000 mineurs.

Jean-Jaurès soutient cette grève dans de nombreux articles écrits dans La Dépêche.

Le maire est alors réintégré, provoquant la démission du marquis de Solages de son poste de député.

Jean-Jaurès sera quant à lui élu à cette fonction le 8 janvier 1893.

Mardi 15 mai sera donc à la fois l'occasion de commémorer ce 120e anniversaire et d'échanger sur les enjeux de la démocratie locale, de débattre, à la veille des législatives, sur l'avenir de la loi portant réforme des collectivités territoriales: «L'abrogation de la réforme et des états généraux pour une réforme démocratique des collectivités motivent cette invitation», explique Robert Crespo, adjoint à la culture (Communiste et Républicain) de Carmaux, en présence de Serge Entraygues, conseiller général (CR), et de Thierry San Andrès, maire (CR) de Saint-Benoît de Carmaux.

Mardi 15 mai à 10h30,chambre syndicale des ouvriers mineurs,22, rue Victore Hugo à Carmaux,Avec Roland Foissac, vice président du Conseil Général et président de l'ADECR.

 

source : http://www.ladepeche.fr/article/2012/05/14/1352556-carmaux-120-ans-de-mairie-socialiste.html