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Favoritisme et corruption à la française. Petits arrangements avec la probité.

Cet ouvrage érudit présente en huit chapitres les résultats d’une recherche au long cours conduite par une équipe1 du CEVIPOF sous la direction de P. Lascoumes, politologue de renom venu de la sociologie de la déviance. Ces deux disciplines sont indispensables à la problématisation d’un sujet aussi peu et mal traité scientifiquement en France que celui de la corruption des élites politiques. Le protocole de l’enquête – dont une grande partie s’appuie sur les résultats d’un sondage national administré en 20062 –, traite des représentations sociales des citoyens au sujet de certains agissements problématiques de leurs élus (chapitres 1 à 4). L’édifice de la démonstration a d’abord été construit sur la base des résultats d’une longue phase d’exploration qualitative qui en a jeté les fondations (prologue). L’équipe avait alors été conduite à mettre en avant les raisons pour lesquelles les citoyens de trois villes moyennes, Mélisse, Plaise et Oroncour, avaient pu réélire un maire en dépit de ses condamnations pénales pour malversations avérées, au moins dans deux d’entre elles. L’attention des chercheurs fut ainsi attirée par divers systèmes d’excuses et de justifications mobilisés par les citoyens pour atténuer la gravité de leurs « débordements », tels par exemple des jugements positifs sur l’efficacité de la gestion municipale, la bonne perception des relations de proximité entretenues avec l’élu. D’autres techniques de neutralisation argumentatives furent déployées, telles l’invocation de la généralité des pratiques illégales dans le champ politique ou l’absence de compétences personnelles pour juger des contraintes subies par les hommes politiques. Ainsi donc, au lieu de mettre au cœur de l’enquête de la phase quantitative extensive, les raisons pour lesquelles des comportements seraient réprouvés et condamnés par la morale commune dans des cas de corruption avérés, l’équipe du CEVIPOF s’est-elle plutôt attachée à décortiquer les raisons de l’ambivalence du public à l’égard de pratiques de favoritisme issues de cas concrets testés par ailleurs3. Ce réflexe de méthode s’est avéré salutaire, tant les résultats du traitement du sondage (qui s’étendent également sur des points spécifiques aux chapitres 5 à 8) contiennent une moisson d’enseignements inédits4.

la suite plus le pdf en version intégrale c'est ici : http://champpenal.revues.org/7954

Frédéric Ocqueteau, « Pierre Lascoumes (dir.), Favoritisme et corruption à la française. Petits arrangements avec la probité. », Champ pénal/Penal field [En ligne], Vol. VII | 2010, mis en ligne le 16 décembre 2010, Consulté le 01 août 2012. URL : http://champpenal.revues.org/7954

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Nouvelles

Carmaux. 120 ans de mairie socialiste : restaurons la démocratie locale


De g à d,S.Entraygues,R.Crespo et T.San Andrès invitent au débat.

Demain mardi 15 mai, le syndicat des mineurs CGT et l'association départementale des élus communistes et républicains (ADECR 81), invitent la population à une rencontre sur le thème «Restaurons la démocratie locale».

Alors que ce même mardi 15 mai François Hollande sera officiellement intronisé Président de la République, on commémorera à Carmaux le 120e anniversaire de l'élection de Jean-Baptiste Calvignac, premier maire socialiste de la cité minière élu le 15 mai 1892.

Fils de mineur, ajusteur, Jean-Baptiste Calvignac entrait à 19 ans à la société des mines de Carmaux, dirigée par le baron Reille, patron de la droite Tarnaise, et son gendre Ludovic de Solages, député depuis 1889.

Se lançant très vite dans l'action politique et syndicale, notamment pour défendre la sécurité au travail, Calvignac devint secrétaire du syndicat des ouvriers mineurs, puis conseiller municipal et maire, une élection qui mettait un terme au pouvoir à sens unique qu'exerçait alors De Solages sur la municipalité.

Son licenciement, sous prétexte de ses absences imposées par l'exercice de son mandat d'élu, entraînera un vaste mouvement de grève, qui durera du 16 août au 3 novembre 1892, suivi par 3000 mineurs.

Jean-Jaurès soutient cette grève dans de nombreux articles écrits dans La Dépêche.

Le maire est alors réintégré, provoquant la démission du marquis de Solages de son poste de député.

Jean-Jaurès sera quant à lui élu à cette fonction le 8 janvier 1893.

Mardi 15 mai sera donc à la fois l'occasion de commémorer ce 120e anniversaire et d'échanger sur les enjeux de la démocratie locale, de débattre, à la veille des législatives, sur l'avenir de la loi portant réforme des collectivités territoriales: «L'abrogation de la réforme et des états généraux pour une réforme démocratique des collectivités motivent cette invitation», explique Robert Crespo, adjoint à la culture (Communiste et Républicain) de Carmaux, en présence de Serge Entraygues, conseiller général (CR), et de Thierry San Andrès, maire (CR) de Saint-Benoît de Carmaux.

Mardi 15 mai à 10h30,chambre syndicale des ouvriers mineurs,22, rue Victore Hugo à Carmaux,Avec Roland Foissac, vice président du Conseil Général et président de l'ADECR.

 

source : http://www.ladepeche.fr/article/2012/05/14/1352556-carmaux-120-ans-de-mairie-socialiste.html