Anticor

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Nous ne sommes plus en démocratie

Nous ne sommes plus en démocratie : c’est un régime spécial avec stade ultime où la confusion des intérêts est la règle. C’est ce que les USA appellent de la ploutocratie. “Dès que l’on met un qualificatif derrière le mot République, il faut s’inquiéter. Soit on est fort sur les principes, soit on les aménage…”, Séverine Tessier le dira en fin d’entretien : “On ne va pas se mentir, on n’est plus en démocratie”.

 

Séverine Tessier, porte-parole d'Anticor, cite dès le début l’attribution des jeux en ligne aux amis du président, présents lors du fameux diner de partage du Fouquet’s et déjà bien occupés en terme de contrats avec l’état… Et qui ne payent pas le même taux d’impôts que les PME : 8% en moyenne contre 30% pour les PME.

Elle cite aussi le cas de téléperformance qui obtient des contrats avec l’état ( service des impôts)

Un chiffre qui montre que le discours de l’UMP sur la lutte contre la fraude fiscale est grotesque et qu’on prend les gens pour des cons : 15000 agents du fisc en moins depuis 2002 ( cf les échos) : là on peut le dire, Woerth ment, il ment comme il respire et ce sujet de la fraude fiscale n’est pas du tout traité comme il se doit par la gauche (hormis peut être Peillon quand il parle de révolution fiscale, et Royal quand elle parle de l’injustice fiscale).

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Nouvelles

SNC-Lavalin: une purge et ça presse

Depuis février dernier, le mystère ne cesse de s'épaissir chez SNC-Lavalin. Et l'arrestation hier de l'ex-PDG Pierre Duhaime tend à confirmer que les paiements douteux réalisés par la firme d'ingénierie n'ont pas seulement servi à décrocher des contrats dans le Proche-Orient, mais à obtenir aussi le lucratif mandat de construction du Centre universitaire de santé McGill (CUSM).

Le mystère ne fait que se confirmer depuis que SNC-Lavalin a découvert l'existence de paiements douteux de 56 millions de dollars dans sa filiale de construction au Proche-Orient, ce qui a forcé la démission du PDG Pierre Duhaime en mars dernier - avec une généreuse indemnité de départ de 5 millions - et l'arrestation un mois plus tard, en Suisse, du vice-président, Riadh Ben Aïssa.

Il y a quelques semaines, La Presse a révélé que l'escouade Marteau aurait aussi découvert l'existence de versements frauduleux totalisant 22 millions qu'aurait faits SNC-Lavalin en vue d'obtenir le contrat de supervision de la construction du CUSM.

La fin de semaine dernière, on a appris que la police suisse enquêtait maintenant sur des paiements douteux totalisant 139 millions qu'aurait réalisés Ben Aïssa alors qu'il était directeur de l'exploitation de SNC-Lavalin pour le Proche-Orient, mais également responsable des activités globales de construction pour l'ensemble du groupe d'ingénierie.

Et hier, coup de théâtre, l'ex-PDG Pierre Duhaime a été arrêté à son domicile par l'Unité permanente anticorruption qui l'accuse de complot pour fraude, fraude et usage de faux pour le contrat du CUSM, comme l'avait dévoilé La Presse il y a deux mois.

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